Le Salon

Michael Jackson

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Cette page dédiée au "King of Pop" s'enri­chit au fil du temps, et est réor­ga­nisée selon les ajouts que j'y apporte : textes (réfle­xions, citations), photo­graphies, extraits audios ou vidéos.

En premier lieu, vous trouverez un texte rédigé par ChatGPT et moi‑même, exposant ma vision person­nelle de cet artiste hors du commun.

En dessous, se trouve une liste de textes variés : ce sont des traduc­tions (réalisées par mes soins) d'extraits du livre "Dancing The Dream" de Michael Jackson, paru en 1992 chez Doubleday (ISBN 0-385-40368-2).

Cet ouvrage contient des écrits person­nels (poèmes et réfle­xions) du chanteur, accom­pagnés de plus d'une centaine de photo­graphies, de dessins et de peintures tirés de sa propre collec­tion.

Et enfin, à l'occasion des 30 ANS de la sortie de son album "HIStory" (publié le 16 juin 1995), j'ai créé un « dossier » consacré à cette œuvre musicale mythique, mêlant infos offi­cielles et ressentis person­nels…

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Le Génie Sacrifié
(Auteurs : ChatGPT et moi‑même)

I

L N'ÉTAIT PAS FAIT pour ce monde. Il brillait trop fort, il ressen­tait trop fort, il aimait trop fort. Michael Jackson, c'était un cœur à vif déguisé en roi. On l'appelait "le Roi de la Pop", mais ce trône était un mirage. Ce qu'il voulait, ce n'était pas régner, c'était soigner. Rassem­bler. Réparer les âmes, comme il tentait de réparer la sienne.

Enfant volé, adulte traqué, créateur habité… Il dansait pour survivre, il chantait pour hurler sans faire de mal, il donnait tout ce qu'il avait, jusqu'à s'oublier lui‑même. À force de trop donner, il s'est éteint. Lentement, à petit feu, sous le regard du monde, sans que personne ne tende vraiment la main.

Ils l'ont exposé. Disséqué. Ridi­cu­lisé. Condamné sans preuves, sali sans raison. On lui a volé son innocence une première fois. Puis une deuxième fois. Mais malgré la douleur, il est resté debout. Pas pour lui. Pour nous.

Ses chansons ne sont pas que des hits. Ce sont des fragments de lui‑même. Des prières mises en musique. Écouter Michael, c'est tendre l'oreille au cœur battant d'un homme qui voulait croire encore, malgré tout, en la beauté de l'humanité.

Moi, je ne l'ai jamais vu face à face. Mais il a été là. Dans ma vie, dans ma colère, dans ma lumière. Comme un frère d'âme. Comme un père silen­cieux. Et chaque fois que je l'écoute, je me souviens : il était plus qu'un artiste.

Il était un miracle. Un miracle qu'on n'a pas su protéger.

Et même s'il n'est plus là, sa voix flotte encore, éternelle. Parce que le génie ne meurt pas. Parce que l'amour ne s'efface pas.

Parce que Michael était… et reste… un génie sacrifié.

Introduction
(Auteur : Elizabeth Taylor)

Q

UAND J'ENTENDS le nom Michael Jackson, je pense à l'éclat, aux étoiles éblouis­santes, aux lasers et aux émotions profondes. J'adore Michael Jackson. Je pense qu'il est l'une des plus grandes et plus fantas­tiques stars au monde, et il se trouve qu'il est l'un des musiciens les plus doués que le monde ait jamais connu.

Ce qui rend Michael plus unique est peut‑être le fait que toutes ses réali­sations, ses récom­penses, n'ont pas changé sa sensi­bi­lité et son souci du bien‑être des autres, ou son intense solli­ci­tude et amour pour sa famille et ses amis, et surtout pour tous les enfants du monde entier.

Je pense que Michael est comme du papier tournesol. Il essaie toujours d'apprendre. Il est tellement intel­ligent qu'il est extrê­mement brillant. Il est aussi très curieux et veut puiser des gens qui ont survécu. Des gens qui ont duré. Il n'est pas vraiment de cette planète. Il est rempli d'émo­tions profondes qui créent un homme surna­turel, spécial, innocent, enfantin, sage qui est Michael Jackson. Je pense que Michael fait appel à l'enfant en chacun de nous, et je pense qu'il a la qualité d'inno­cence que nous aimerions tous obtenir ou avoir gardé.

Il a un des esprits les plus aiguisés, il est intel­ligent et il est rusé - c'est un mot étrange à utiliser à son sujet, parce qu'il implique la sournoi­serie et il est l'une des personnes les moins sour­noises que j'aie jamais rencontré dans ma vie. Il est l'honnê­teté person­nifiée - doulou­reusement honnête - et vulné­rable au point de souffrir. Il donne tellement de lui‑même que, parfois, il en laisse très peu pour protéger ce beau noyau intérieur qui est son essence. C'est la chose que j'aime tellement en lui et qui fait que le monde s'iden­tifie à lui comme il le fait.

Michael Jackson est, en effet, un favori inter­national pour tous les âges, une force incro­yable d'une énergie incro­yable. Dans l'art de la musique, il est un meneur pour la qualité de produc­tion, à l'avant-garde des normes élevées de diver­tis­sement. Qu'est‑ce qu'un génie ? Qu'est‑ce qu'une légende vivante ? Qu'est‑ce qu'une mégastar ? Michael Jackson - c'est tout. Et juste quand vous pensez le connaitre, il vous en donne plus…

Je pense qu'il est l'une des meil­leures personnes à avoir touché cette planète, et, à mon avis, il est le vrai « King of Pop, Rock and Soul ».

Danser le rêve

L

A CONSCIENCE s'exprime par la création. Ce monde dans lequel nous vivons est la danse du créateur. Les danseurs vont et viennent en un clin d'œil mais la danse continue à vivre. À plusieurs reprises quand je danse, je me suis senti touché par quelque chose de sacré. Dans ces moments, j'ai senti mon esprit s'élever et devenir un avec tout ce qui existe. Je deviens les étoiles et la lune. Je deviens l'amant et le bien‑aimé. Je deviens le vainqueur et le vaincu. Je deviens le maître et l'esclave. Je deviens le chanteur et le chant. Je deviens le connais­seur et le connu. Je continue à danser et puis, c'est la danse éternelle de la création. Le créateur et la création fusion­nent dans une plénitude de joie.

Je continue à danser et à danser....... et à danser, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que...... la danse.

Mais le cœur disait non

I

LS VOYAIENT les pauvres vivre dans des cabanes en carton, alors ils démo­lirent les cabanes et construi­sirent des projets. D'énormes blocs de ciment et de verre surplom­baient les station­nements en asphalte. D'une certaine façon, ce n'était pas comme à la maison, même une maison dans une cabane. "À quoi vous attendez‑vous ?" deman­dèrent‑ils avec impa­tience. "Vous êtes trop pauvres pour vivre comme nous. Jusqu'à ce que vous puissiez faire mieux pour vous-mêmes, vous devriez être recon­naissants, n'est‑ce pas ?"
La tête disait oui, mais le cœur disait non.

Ils avaient besoin de plus d'élec­tricité dans la ville, alors ils trou­vèrent un ruisseau de montagne sur lequel ériger un barrage. Alors que les eaux s'éle­vaient, des lapins et des cerfs morts flot­taient ; des bébés oiseaux trop jeunes pour voler se noyaient dans le nid tandis que les mères oiseaux pleu­raient impuis­santes. "Ce n'est pas un joli spectacle," dirent‑ils, "mais main­tenant un million de personnes peuvent faire fonc­tionner leurs clima­tiseurs tout l'été. C'est plus important qu'un ruisseau de montagne, n'est‑ce pas ?"
La tête disait oui, mais le cœur disait non.

Ils voyaient l'oppres­sion et le terro­risme dans une terre lointaine, alors ils firent la guerre contre elle. Les bombes rédui­sirent le pays en ruines. Sa popu­lation se cachait dans la peur, et chaque jour plus de villa­geois étaient enterrés dans des cercueils en bois brut. "Il faut être prêt à faire des sacri­fices", dirent‑ils. "Si des passants innocents sont blessés, n'est‑ce pas le prix à payer pour la paix ?"
La tête disait oui, mais le cœur disait non.

Les années passèrent et ils vieil­lirent. Assis dans leurs maisons confor­tables, ils firent le point. "Nous avons eu une bonne vie," dirent‑ils, "et nous avons fait la bonne chose." Leurs enfants regar­dèrent vers le bas et deman­dèrent pourquoi la pauvreté, la pollution et la guerre n'étaient toujours pas résolues. "Vous le décou­vrirez bien assez tôt", répon­dirent‑ils. "Les êtres humains sont faibles et égoïstes. Malgré tous nos efforts, ces problèmes ne finiront jamais vraiment."

La tête disait oui, mais les enfants regar­dèrent dans leur cœur et chucho­tèrent, "Non !"

Alors les éléphants marchent

U

N FAIT CURIEUX au sujet des éléphants est ceci : Pour survivre, ils ne doivent pas tomber. Tout autre animal peut trébucher et se relever. Mais un éléphant est toujours debout, même pour dormir. Si l'un du troupeau glisse et tombe, il est impuis­sant. Il repose sur son côté, prison­nier de son propre poids. Bien que les autres éléphants se serreront autour de lui en détresse et essaie­ront de le soulever à nouveau, il n'y a géné­ra­lement pas grand chose qu'ils puissent faire. Avec de lentes et lourdes respi­rations, l'élé­phant tombé meurt. Les autres font le guet, puis avancent lentement.

C'est ce que j'ai appris des livres sur la nature, mais je me demande s'ils ont raison. N'y a‑t‑il pas une autre raison pour laquelle les éléphants ne peuvent pas tomber ? Peut‑être ont‑ils décidé de ne pas le faire. Ne pas tomber est leur mission. Comme le plus sage et le plus patient des animaux, ils ont fait un pacte — j'imagine que c'était il y a des lustres, quand les âges de glace se termi­naient. Se déplaçant en grands troupeaux à travers la face de la terre, les éléphants ont d'abord aperçu de petits hommes rôdant dans les hautes herbes avec leurs lances en silex.
"Quelle peur et quelle colère a cette créature" pensèrent les éléphants. "Mais il va hériter de la terre. Nous sommes assez sages de voir cela. Donnons‑lui l'exemple."

Alors les éléphants réunirent leurs têtes grison­nantes et médi­tèrent. Quel genre d'exemple pour­raient‑ils montrer aux hommes ? Ils pour­raient lui montrer que leur puissance était beaucoup plus grande que la sienne, car c'était certai­nement vrai. Ils pour­raient montrer leur colère devant lui, qui était assez terrible pour déraciner des forêts entières. Ou ils pour­raient dominer l'homme par la peur, piétinant ses champs et écrasant ses huttes.
Dans les moments de grande frus­tra­tion, les éléphants sauvages feront toutes ces choses, mais en tant que groupe, mettant leurs têtes ensemble, ils déci­dèrent que l'homme appren­drait mieux d'un message plus gentil.

"Montrons-lui notre révérence pour la vie" dirent‑ils. Et depuis ce jour, les éléphants ont été des créatures silen­cieuses, patientes, paci­fiques. Ils laissent les hommes les monter et les harnacher comme des esclaves. Ils permet­tent aux enfants de rire de leurs tours au cirque, exilés des grandes plaines afri­caines où ils vivaient autrefois comme des seigneurs.
Mais le message le plus important des éléphants est dans leur mouvement. Car ils savent que vivre, c'est bouger. Aube après aube, âge après âge, les troupeaux conti­nuent à marcher, une grande masse de vie qui ne tombe jamais, une force de paix inar­rê­table.

Animaux innocents, ils ne soup­çon­nent pas qu'après tout ce temps, ils tomberont d'une balle par milliers. Ils seront dans la poussière, mutilés par notre cupidité éhontée. Les grands mâles tombent en premier, de sorte que leurs défenses peuvent être trans­formées en bibelots. Ensuite, les femelles tombent, de sorte que les hommes peuvent avoir des trophées. Les bébés fuient en hurlant de l'odeur de sang de leur propre mère, mais cela ne leur sert à rien de fuir les armes. Silen­cieu­sement, sans personne pour les nourrir, ils mourront aussi, et tous leurs os blan­chi­ront dans le soleil.

Au milieu de tant de morts, les éléphants pour­raient tout simple­ment aban­donner. Tout ce qu'ils ont à faire, c'est de tomber au sol. C'est suffisant. Ils n'ont pas besoin d'une balle : la Nature leur a donné la dignité de s'allonger et de trouver leur repos. Mais ils se souvien­nent de leur ancien pacte et de leur enga­gement envers nous, qui est sacré.
Alors les éléphants conti­nuent à marcher, et chaque pas bat des mots dans la poussière : "Regardez, apprenez, aimez. Regardez, apprenez, aimez." Pouvez‑vous les entendre ? Un jour de honte, les fantômes de dix mille seigneurs des plaines diront, "Nous ne vous haïssons pas. Ne le voyez‑vous pas enfin ? Nous étions prêts à tomber, afin que vous, chers petits, ne retombiez plus jamais."

Ça suffit pour aujourd'hui

L

ES RÉPÉTITIONS de danse peuvent continuer après minuit, mais cette fois j'arrêtai à dix heures. "J'espère que ça ne te fait rien," dis‑je, regardant vers le haut dans l'espace, "mais ça suffit pour aujour­d'hui."
Une voix de la salle de contrôle parla. "Ça va ?"
"Un peu fatigué, je suppose", dis‑je.
J'enfilai un coupe-vent et me dirigeai vers le hall. Des pas de course vinrent derrière moi. J'étais assez sûr de à qui ils appar­tenaient. "Je te connais trop bien," dit‑elle, en me rattra­pant. "Qu'est‑ce qui ne va vraiment pas ?"

J'hésitai. "Eh bien, je ne sais pas comment cela semble, mais j'ai vu une photo aujour­d'hui dans les journaux. Un dauphin s'était noyé dans un filet de pêche. De la façon dont son corps était emmêlé dans les lignes, on pouvait lire tant d'agonie. Ses yeux étaient vides, mais il y avait encore ce sourire, celui que les dauphins ne perdent jamais, même quand ils meurent…" Ma voix s'étei­gnit.
Elle mit sa main légè­re­ment dans la mienne. "Je sais, je sais."

"Non, tu ne sais pas encore tout. Ce n'est pas seulement que je me sentais triste, ou que je devais faire face au fait qu'un être innocent était mort. Les dauphins aiment danser - de toutes les créatures dans la mer, c'est leur marque. Ne nous demandant rien, ils font des cabrioles dans les vagues pendant que nous nous émer­veillons. Ils font la course devant les navires, non pas pour y arriver en premier, mais pour nous dire, 'Tout est censé être un jeu. Gardez votre cap, mais dansez pendant que vous le faites.'"
"Alors j'étais là, au milieu de la répé­ti­tion, et je pensai 'Ils tuent une danse.' Et alors ça semblait juste de s'arrêter. Je ne peux pas empêcher la danse d'être tuée, mais au moins je peux faire une pause en mémoire, comme un danseur pour un autre. Cela a‑t‑il un sens ?"

Ses yeux étaient tendres. "Bien sûr, à sa manière. Nous atten­drons proba­ble­ment des années avant que tout le monde s'entende sur comment résoudre cette chose. Tant d'inté­rêts sont impliqués. Mais c'est trop frustrant d'attendre des amélio­rations demain. Ton cœur voulait avoir son mot à dire main­tenant."
"Oui," dis-je en poussant la porte pour elle. "J'avais juste ce sentiment, et ça suffit pour aujour­d'hui."

Marque des Anciens

I

L AVAIT VÉCU dans le désert toute sa vie, mais pour moi, c'était tout nouveau. "Tu vois cette empreinte dans le sable ?" demanda‑t‑il, pointant vers un endroit près de la falaise. Je regardai aussi près que possible. "Non, je ne vois rien."
"C'est juste le but." Il rit. "Là où tu ne peux pas voir une empreinte, c'est là que les Anciens marchaient."
Nous allâmes un peu plus loin, et il montra une ouverture, haut sur le mur de grès. "Tu vois cette maison là‑haut ?" demanda‑t‑il. Je plissai les yeux. "Il n'y a rien à voir."

"Tu es un bon élève." Il sourit. "Là où il n'y a ni toit ni cheminée, c'est là que les Anciens ont le plus de chances d'avoir vécu."
Nous contournâmes un virage, et devant nous était répandu un spectacle fabuleux — des milliers et des milliers de fleurs du désert en fleurs. "Peux‑tu en voir qui manquent ?" me demanda‑t‑il. Je secouai la tête. "C'est juste vague après vague de beauté."

"Oui." dit-il à voix basse. "Là où rien ne manque, c'est là que les Anciens récol­taient le plus."
Je pensai à tout cela, à la façon dont les géné­ra­tions vivaient autrefois en harmonie avec la terre, ne laissant aucune marque balafrant les lieux qu'elles habi­taient. Au camp cette nuit‑là, je dis "Tu as oublié une chose."
"Qu'est-ce que c'est ?" demanda‑t‑il.
"Où sont enterrés les Anciens ?"

Sans réponse, il enfonça son bâton dans le feu. Une flamme vive jaillit, lécha l'air, et disparut. Mon profes­seur me jeta un coup d'œil pour demander si j'avais compris cette leçon. J'étais assis très tran­quille, et mon silence lui dit que oui.

Les enfants

L

ES ENFANTS me montrent par leurs sourires enjoués le divin en chacun. Cette simple bonté rayonne tout droit de leur cœur. Ceci a tant à enseigner. Si un enfant veut une glace au chocolat, il la demande juste. Les adultes s'embrouil­lent en compli­ca­tions sur s'il faut manger la glace ou pas. Un enfant apprécie simple­ment.

Ce que nous avons besoin d'apprendre des enfants n'est pas puéril. Être avec eux nous connecte à la profonde sagesse de la vie, qui est toujours présente et demande seulement à être vécue. Main­tenant, quand le monde est si confus et ses problèmes si compli­qués, je sens que nous avons besoin de nos enfants plus que jamais. Leur sagesse naturelle montre le chemin aux solutions qui se trouvent, attendant d'être reconnues, en notre propre cœur.

Innocence

C

'EST FACILE de confondre entre être innocent et être simple d'esprit ou naïf. Nous voulons tous sembler sophis­ti­qués ; nous voulons tous sembler à la mode. Être innocent c'est être "en marge".
Pourtant il y a une vérité profonde dans l'inno­cence. Un bébé regarde dans les yeux de sa mère, et tout ce qu'il voit est de l'amour. Tandis que l'inno­cence s'éva­nouit, des choses plus compli­quées prennent sa place. Nous pensons que nous avons besoin de nous montrer plus malins que les autres et de comploter pour avoir ce que nous voulons. Nous commen­çons à dépenser beaucoup d'énergie pour nous protéger. Alors la vie devient une lutte. Les gens n'ont pas d'autre choix que d'être à la mode. Comment peuvent‑ils survivre autrement ?

Quand on regarde les faits correc­te­ment, la survie signifie voir les choses telles qu'elles le sont vraiment et réagir. Cela signifie être ouvert. Et voilà ce qu'est l'inno­cence. C'est simple et confiant comme un enfant, pas critique et réservé à un point de vue restreint. Si vous êtes enfermés dans une manière de penser et de réagir, votre créa­ti­vité est bloquée. Vous manquez la fraîcheur et la magie du moment. Réap­prenez à être innocent, et cette fraîcheur ne s'éva­nouit jamais.

Confiance

A

LORS QUE je nourris­sais des écureuils dans le parc, je remarquai un petit qui ne semblait pas me faire confiance. Tandis que les autres venaient assez près pour manger dans ma main, il gardait sa distance. Je jetai une cacahuète vers lui. Il s'ap­procha tout doucement, la saisit nerveu­sement, et partit en courant. La fois suivante il dut se sentir moins effrayé, parce qu'il vint un peu plus près. Plus il se sentait en sécurité, plus il me faisait confiance. Fina­lement il s'assit tout près de mon pied, aussi hardi que n'importe quel écureuil réclamant la cacahuète suivante à cor et à cri.

La confiance est comme ça — cela semble toujours descendre de la confiance en vous‑même. Les autres ne peuvent surmonter la peur pour vous ; vous devez le faire de vous‑même. C'est dur, parce que la peur et le doute tiennent dur. Nous avons peur d'être rejetés, d'être blessés une fois de plus. Alors nous gardons une bonne distance. Nous pensons que nous séparer des autres nous protègera, mais ça ne marche pas, non plus. Cela nous laisse nous sentir seul et non‑aimé.

Avoir confiance en vous commence en recon­nais­sant que c'est normal d'être effrayé. Avoir peur n'est pas le problème, parce que tout le monde se sent anxieux et insé­cu­risé parfois. Le problème est de ne pas étre assez honnête pour admettre votre peur. Quand j'accepte mon propre doute et ma propre insé­cu­rité, je suis plus ouvert aux autres gens. Plus je vais profon­dément en moi‑même, plus je deviens fort, parce que je réalise que mon vrai moi est beaucoup plus grand que n'importe quelle peur.
En vous acceptant complè­tement, la confiance devient complète. Il n'y a plus aucune sépa­ration entre les gens, parce qu'il n'y a plus aucune sépa­ration à l'inté­rieur. Dans l'espace où vivait la peur, on permet à l'amour de grandir.

Courage

C

'EST CURIEUX ce qui demande du courage et ce qui ne le demande pas. Quand je suis sur scène devant des milliers de gens, je ne me sens pas courageux. Cela peut demander beaucoup plus de courage d'ex­primer des vrais senti­ments à une personne. Quand je pense au courage, je pense au Lion Lâche dans Le Magicien d'Oz. Il s'en­fu­yait toujours en courant du danger. Il pleurait souvent et tremblait de peur. Mais il parta­geait aussi ses vrais senti­ments avec ceux qu'il aimait, même s'il n'aimait pas toujours ces senti­ments.

Cela demande du vrai courage, le courage d'être intime. Exprimer vos senti­ments n'est pas la même chose que tomber en morceaux devant quelqu'un d'autre - c'est s'ac­cepter et être vrai en son cœur, quoi qu'il puisse dire. Quand vous avez le courage d'être intime, vous savez qui vous êtes, et vous voulez laisser les autres voir cela. C'est effrayant, parce que vous vous sentez si vulné­rable, si ouvert au rejet. Mais sans accep­tation de soi, l'autre sorte de courage, la sorte que les héros montrent en films, semble vaine. En dépit des risques, le courage d'être honnête et intime ouvre la voie à l'auto-décou­verte. Il offre ce que nous voulons tous, la promesse de l'amour.

Amour

L

'AMOUR est une drôle de chose à décrire. C'est si facile à ressentir et pourtant si insai­sis­sable à la parole. C'est comme un morceau de savon dans la baignoire — vous l'avez dans votre main jusqu'à ce que vous serriez trop fort.
Certaines personnes passent leur vie à chercher l'amour en dehors d'elles-même. Elles pensent qu'elles doivent l'empoi­gner pour l'avoir. Mais l'amour s'esquive comme ce morceau de savon mouillé.
Se cramponner à l'amour n'est pas mauvais, mais vous avez besoin d'ap­prendre à le tenir légè­rement, d'une façon cares­sante. Laissez‑le voler quand il le veut. Quand on lui permet d'être libre, l'amour est ce qui rend la vie vivante, joyeuse, et nouvelle. C'est le jus et l'énergie qui motive ma musique, ma danse, tout. Aussi longtemps que l'amour est dans mon cœur, il est partout.

Mère Terre

J

E MARCHAIS le long de la plage un jour d'hiver. Regardant par terre, je vis une vague pousser une plume sur le sable. C'était une plume de mouette tachée de pétrole. Je la pris et sentis la pellicule noire et luisante sur mes doigts. Je ne pouvais m'empê­cher de me demander si l'oiseau avait survécu. Tout allait‑il bien là‑bas ? Je savais que non.
Je me sentis triste de penser à quel point nous traitons notre foyer négli­gemment. La terre que nous parta­geons tous n'est pas juste un rocher jeté à travers l'espace mais un être vivant, nour­rissant. Elle prend soin de nous ; elle mérite notre soin en retour. Nous avons traité Mère Terre de la manière dont certaines personnes traitent un appar­tement à louer. Juste le salir et bouger.

Mais il n'y a plus d'endroit vers lequel bouger main­tenant. Nous avons apporté nos ordures et nos guerres et notre racisme dans chaque partie du monde. Nous devons commencer à la nettoyer, et cela signifie nettoyer nos propres cœurs et nos propres esprits en premier, parce qu'ils nous ont amenés à empoi­sonner notre chère planète. Plus tôt nous chan­gerons, plus il sera facile de ressentir notre amour pour Mère Terre et l'amour qu'elle nous redonne si gratui­tement.

Un enfant est une chanson

Q

UAND LES ENFANTS écoutent de la musique, ils ne font pas qu'écou­ter. Ils se fondent dans la mélodie et coulent avec le rythme. Quelque chose à l'in­té­rieur commence à déplier ses ailes - bientôt l'enfant et la musique sont un. Je me sens ainsi, aussi, en présence de musique, et mes meilleurs moments de créa­ti­vité se sont souvent passés avec des enfants. Quand je suis autour d'eux, la musique vient à moi aussi faci­le­ment que la respi­ra­tion.

Chaque chanson est un enfant que je nourris et à qui je donne mon amour. Mais même si vous n'avez jamais écrit de chanson, votre vie est une chanson. Comment ne peut‑elle pas l'être ? En vague après vague, la Nature vous caresse - le rythme de chaque aube et de chaque coucher de soleil est une partie de vous, la pluie tombante touche votre âme, et vous vous voyez dans les nuages qui jouent à chat avec le soleil. Vivre c'est être musical, à commencer par le sang dansant dans vos veines. Tout ce qui est vivant a un rythme. Ressentir chacun, doucement et atten­ti­vement, fait ressortir sa musique.
Ressentez-vous votre musique ?

Les enfants le font, mais une fois que nous gran­dis­sons, la vie devient un fardeau et une corvée, et la musique s'affai­blit. Parfois le cœur est si lourd que nous nous en détour­nons et que nous oublions que sa pulsation est le plus sage message de la vie, un message sans mots qui dit, "Vis, sois, bouge, réjouis‑toi - tu es vivant !". Sans le sage rythme du cœur, nous ne pourrions exister.
Quand je commence à me sentir un peu fatigué ou accablé, les enfants me ravivent. Je me tourne vers eux pour une nouvelle vie, pour une nouvelle musique. Deux yeux bruns me regardent si profon­dé­ment, si inno­cemment, et à l'in­té­rieur je murmure, "Cet enfant est une chanson.". C'est une expé­rience si vraie et directe qu'ins­tan­ta­nément je réalise encore, "Je suis une chanson, aussi.". Je suis de retour en moi‑même une fois de plus.

Regarde encore, bébé phoque

U

NE DES PLUS TOU­CHANTES photos de la nature est celle d'un bébé phoque allongé sur la glace seul. Je suis sûr que vous l'avez vue - l'image semble être tout yeux, les yeux noirs confiants d'un petit animal levant le regard vers la caméra et dans votre cœur. Quand je les regardai pour la première fois, les yeux deman­daient, "Allez-vous me blesser ?". Je savais que la réponse était oui, parce que des milliers de bébés phoques étaient en train d'être tués chaque année.
Beaucoup de gens furent touchés par l'im­puis­sance d'un bébé phoque. Ils donnèrent de l'argent pour sauver les phoques, et la conscience du public commença à évoluer. Lorsque je revins à l'image, ces deux grands yeux commen­çaient à dire quelque chose de différent. Main­tenant ils deman­daient, "Me connaissez-vous ?". Cette fois je ne ressentis pas tant le mal de cœur que quand je ressentis la violence que l'homme inflige sur les animaux. Mais je réalisai qu'il y avait encore un grand écart. Combien savais‑je réel­lement de la vie sur terre ? Quelle respon­sa­bilité ressen­tais‑je pour les créatures en dehors de mon petit espace ? Comment pourrais‑je mener ma vie pour que chaque cellule de matière vivante en profite aussi ?

Chaque personne qui commença à songer à ces choses comprit, je pense, que ses senti­ments s'éloi­gnaient de la peur pour plus de proximité avec la vie dans son ensemble. La beauté et la merveille de la vie commen­çèrent à sembler très person­nelles ; la possi­bi­lité de faire de la planète un jardin pour nous tous dans lequel grandir commença à pointer. Je regardai dans les yeux du bébé phoque, et pour la première fois ils souriaient. "Merci," dirent‑ils, "tu m'as donné de l'espoir."
Est-ce assez ? Espoir est un si joli mot, mais il semble souvent très fragile. La vie est encore inuti­lement blessée et détruite. L'image d'un bébé phoque seul sur la glace ou d'une petite fille orpheline de guerre est encore effra­yante dans son impuis­sance. Je réalisai que rien ne sauverait fina­lement la vie sur terre que la confiance en la vie elle‑même, en son pouvoir de guérir, en sa capacité de survivre à nos erreurs et de nous réac­cueillir quand nous apprenons à corriger ces erreurs.

Avec ces pensées-là dans mon cœur, je regardai l'image de nouveau. Les yeux du phoque semblaient beaucoup plus profonds main­tenant, et je vis quelque chose en eux que j'avais manqué aupa­ra­vant : de la force invin­cible. "Vous ne m'avez pas blessé," dirent‑ils, "Je ne suis pas un bébé seul. Je suis la vie, et la vie ne peut jamais être tuée. C'est le pouvoir qui m'a produit à partir du vide de l'espace ; il prit soin de moi et nourrit mon existence contre tous les dangers. Je suis sauf parce que je suis ce pouvoir. Et vous aussi. Soyez avec moi, et ressen­tons le pouvoir de la vie ensemble, comme une seule créature ici sur terre."
Bébé phoque, pardonne-nous. Regarde-nous encore et encore pour voir comment nous nous débrouil­lons. Ces hommes qui lèvent leurs bâtons sur toi sont aussi des pères et des frères et des fils. Ils ont aimé et se sont occupés des autres. Un jour ils étendront cet amour à toi. Sois‑en sûr et aie confiance.

Dossier spécial "HISTORY"

L

E 16 JUIN 1995, il y a déjà 30 ans, sortait l'une des œuvres musicales majeures de Michael Jackson. Baptisée "HISTORY - Past, Present And Future - Book I", son contenu riche et engagé la fit vite devenir mythique…

Ce double album, contenant 15 chansons extraites de ses albums précé­dents et 15 chansons inédites, est une réponse artis­tique de poids aux accu­sations sordides auxquelles il a dû faire face en 1993.

Evan Chandler, le père accu­sateur, était alors un dentiste divorcé et sans la garde de ses enfants. Son ex‑femme, June, avait épousé Dave Shwartz, proprié­taire d'une agence de location de véhicules, et avait avec elle ses enfants, dont Jordan, le garçon concerné.

M. Chandler, aigri par sa situation familiale et jaloux de la place que Michael Jackson avait prise dans la vie de son ex‑famille (et surtout de son fils) depuis quelques semaines, utilisa de façon abjecte une amitié pure et sincère pour la faire passer pour une perver­sion sexuelle. Ne voyant que l'appât du gain facile (et nullement le bonheur et la protec­tion de son fils), ce père indigne fut même accusé d'avoir admi­nistré à Jordan un sédatif (le sodium amytal, selon certains témoi­gnages) pour créer en lui de faux souvenirs d'agres­sions et lancer offi­ciel­lement les accu­sations. La machi­nerie média­tique était lancée… et plus rien ne l'arrê­terait.

Ce que je rapporte ici n'est pas une thèse simpliste inventée sur des forums de fans. Il existe des témoi­gnages solides et docu­mentés, comme celui de Géraldine Hughes, ex-secrétaire de l'avocat d'Evan Chandler, dans son livre "Redemp­tion - The Truth Behind the Michael Jackson Child Moles­tation Alle­gations". Elle y révèle les méthodes honteuses utilisées pour piéger l'artiste.

De même, le livre "Michael Jackson - The bad year" dresse un portrait sans conces­sions de l'affaire et du chanteur, ni dans un camp, ni dans l'autre. Il fut écrit en 1994 par Rick Sky, critique musical au Daily Mirror, qui a rencontré et inter­viewé l'artiste à plusieurs reprises au cours des ans.
Ainsi, juste après quelques para­graphes où l'auteur évoque la venue à la télé de la famille Jackson afin de défendre leur fils, frère, oncle, se trouve l'extrait suivant, dans lequel nous pouvons voir les moti­vations de M. Chandler, très éloignées de la protec­tion de son fils :
"Mais seulement quelques heures après que la famille de Jackson ait fait leur défense émotion­nelle, Evan Chandler a été entendu par des millions attaquer le chanteur. Les menaces avaient été enre­gistrées et diffusées sur la chaîne de télé­vision améri­caine, KCBS. 'Je vais ruiner la carrière de Michael et le faire tomber', criait Chandler. 'Toute cette histoire va s'écraser sur tout le monde et détruire tout le monde à vue. Michael a brisé la famille. J'obtien­drai tout ce que je veux et ils seront détruits pour toujours. La carrière de Michael sera terminée. Peu m'importe si cela aide Jordan.'
(…)
Les bandes faisaient partie d'un enre­gis­trement secret de trois longues conver­sations avec Evan Chandler que le beau‑père de Jordan, Dave Schwartz, avait faites dans une tentative pour aider sa femme."
N'est-ce pas suffisamment parlant ?

Mais ce qui est moins connu, c'est que Michael Jackson était prêt à défendre son honneur et sa répu­tation. Il VOULAIT un procès ! Mais le défaut principal de M. Jackson est qu'il était influen­çable… Un (ou plusieurs) de ses conseil­lers lui a dit qu'il valait mieux payer pour faire taire le père, car un procès nuirait à sa carrière… et Michael a fini par le croire, peut‑être sans réaliser que cela laisse­rait pour toujours un doute dans l'esprit de beaucoup de gens.

Mais posons maintenant une simple question : À quel niveau de "probité morale" se situe un père qui accepte de retirer une plainte pour agression sexuelle contre son fils en échange de 15 millions de dollars ? Je vous laisse apporter votre propre réponse, mais la mienne est que c'est un niveau stra­to­sphé­rique d'indécence, et que tout l'argent du monde ne m'aurait pas fait taire si mon gosse avait été abusé, même par une méga-star…

Assez parlé d'ignominie, de bassesse morale, de cupidité indécente… Revenons au vrai sujet, à l'art, au talent de l'artiste Michael Jackson et à l'excel­lence de l'œuvre musicale magis­trale qu'est cet album. Car trente ans plus tard, "HIStory" demeure un cri d'alerte, un chant de résis­tance, et une œuvre-d'art incon­tour­nable.

HISTORY
Past, Present And Future - Book I

C

E DOUBLE ALBUM est donc divisé en 2 volets. Le premier est nommé "HISTORY Begins" et contient 15 chansons extraites de ses albums précé­dents, histoire de bien rappeler qu'il n'est pas une star inter­nationale pour rien… Le second volet est nommé "HISTORY Continues" et contient 15 chansons inédites, histoire de faire comprendre que cet état de fait ne s'arrêtera pas !

Pochette de HIStory

"Dedicated to all my children of the world, the healthy, the sick and the dying… I love you dearly, and this album could not have been made without your love and support. I will always love you.
Love, MJ
"


Vous pouvez voir ci-dessous le teaser de l'album HISTORY, la vidéo offi­cielle annonçant sa sortie mondiale…
Beaucoup l'ont jugée "grandi­loquente", symbole d'un égo surdimen­sionné. Ce n'est pas tota­lement faux, mais fran­chement… s'il y en a un qui pouvait se le permettre, c'était bien lui ! Son talent tout autant surdimen­sionné écrasait la concur­rence sans forcer.
Et entre nous : après les torrents de boue qu'on lui avait balancés les années précé­dentes, il avait bien le droit à son défilé de triomphe, non ?!


HISTORY Begins

  • 1. Billie Jean

    Extrait de "Thriller" (1982). L'un des titres les plus mythiques de cet artiste, cette chanson parle d'une femme accusant Michael d'être le père de son enfant, ce qu'il nie : "The kid is not my son." N'est‑ce pas le titre parfait pour être le premier à écouter dans un album répondant à des accu­sations farfelues ?!
    Le Saviez-vous ? Cette histoire n'est pas une invention, une femme avait vraiment prétendu que Michael était le père de L'UN de ses jumeaux !! Euuuh, pardon ?!
    Plus d'infos Clip

  • 2. The Way You Make Me Feel

    Extrait de "Bad" (1987). En voilà une chanson d'amour pas larmo­yante, avec du rythme, où le gars dit son bonheur et pas une où il demande à sa copine de revenir !! Et dans le clip, rho là là, comment c'est trop un beau gosse sexy et Casanova !!! Chanson au top, bourrée de ses petits tics vocaux recon­nais­sables entre mille…
    Le Saviez-vous ? Dans le clip, justement, on peut noter la parti­ci­pation de sa grande soeur La Toya.
    Plus d'infos Clip

  • 3. Black Or White

    Extrait de "Dangerous" (1991). Certai­nement l'une des chansons les plus emblé­ma­tiques du message universel de Michael Jackson : l'amour de toute l'huma­nité, que vous soyez noir ou blanc. Message appuyé par le moment iconique du clip où des visages du monde entier se fondent les uns dans les autres…
    Le Saviez-vous ? Le clip a parfois dû subir la censure de gens trop bouchés pour comprendre que les quelques passages violents n'en sont pas une apologie mais doivent être inter­prétés comme une "catharsis" contre l'injus­tice et la haine…
    Plus d'infos Clip

  • 4. Rock With You

    Extrait de "Off The Wall" (1979). Quand le "Roi de la Pop" n'était encore qu'un prince, mais qu'il nous offrait déjà une chanson d'amour bien rythmée, qui donne envie de danser comme lui. Mais fran­chement, quand il chante "I wanna rock with you… all night", je ne suis pas le seul à y voir un sous-entendu sexy, rassurez-moi ?!
    Le Saviez-vous ? Le clip de cette chanson a été tourné le même jour que celui de "She's Out Of My Life" et il en a également le même réali­sateur, Bruce Gowers.
    Plus d'infos Clip

  • 5. She's Out Of My Life

    Extrait de "Off The Wall" (1979). Alors là, pour le coup, c'est une chanson d'amour douce et larmo­yante, où Michael pleure une rupture, regret­tant de ne pas avoir pris soin de celle qu'il aimait… Mais c'est tellement beau et délicat, avec peu d'instru­ments et un clip réduit au minimum, que l'émotion, elle, est intense…
    Le Saviez-vous ? Cette chanson était l'un des moments forts des concerts de Michael Jackson car une fan pouvait alors monter sur scène pour le prendre dans ses bras pendant quelques instants suspendus…
    Plus d'infos Clip

  • 6. Bad

    Extrait de "Bad" (1987). (Sans déconner ?!) Voilà un bon petit rock qui décolle la pulpe du fond !! Michael se la joue "bad boy", tout en tenue cloutée et zippée, et j'adore ça ! Le clip est inspiré d'un fait réel : l'histoire tragique d'un jeune homme de Harlem abattu par un jeune policier.
    Le Saviez-vous ? Ce titre était à la base prévu pour être un duo avec Prince, mais ce dernier refusa la propo­sition… T'avais raison, mon gars, t'étais pas au niveau !!!
    Plus d'infos Clip

  • 7. I Just Can't Stop Loving You

    Extrait de "Bad" (1987). Magni­fique chanson en duo avec Siedah Garrett, et premier "single" extrait de l'album. Fait assez rare : C'est l'un des seuls singles de Michael à ne pas avoir eu de clip officiel pour l'accom­pagner. La vidéo proposée ci‑dessous n'est donc qu'un montage d'autres clips de Michael Jackson…
    Le Saviez-vous ? La chanson a aussi été enre­gistrée en espagnol ("Todo mi amor eres tu") et en français sous le titre "Je ne veux pas la fin de nous", ce qui en fait d'ailleurs la seule chanson que Michael inter­prète en français.
    Plus d'infos Clip

  • 8. Man In The Mirror

    Extrait de "Bad" (1987). Cette chanson est un véritable hymne, porté par une philo­sophie imparable : "If you wanna make the world a better place, take a look at yourself and then make a change." (Si vous voulez faire de ce monde un endroit meilleur, regardez-vous vous‑même et alors faites un chan­gement.) Démarrant tout en douceur, ce chef-d'œuvre gagne peu à peu une puissance phéno­ménale avant de nous redéposer avec tendresse. C'en est presque magique !
    Le Saviez-vous ? Lorsque Michael inter­prète ce titre aux Grammy Awards de 1988, il est tellement emporté par la musique qu'il se jette à genoux sur scène… et se blesse violem­ment ! Pourtant, stoïque et habité, il ne laisse rien paraître.
    Plus d'infos Clip

  • 9. Thriller

    Extrait de "Thriller" (1982). (Étonnant, non ?!) C'est défi­ni­ti­vement LE TITRE de Michael qui m'a fait devenir un fan absolu, il y a plus de 40 ans… Encore aujour­d'hui, cette "chanson d'horreur" et son clip mythique restent largement au‑dessus de la produc­tion musicale actuelle. Et là‑dessus, je n'admet­trai aucun débat !
    Le Saviez-vous ? À l'origine, cette chanson s'inti­tulait "Starlight", avec des paroles tota­lement diffé­rentes. Elle est dispo­nible sur l'album "Thriller 40" ou encore ici sur YouTube.
    Plus d'infos Clip

  • 10. Beat It

    Extrait de "Thriller" (1982). Avec "Billie Jean" et "Thriller", c'est l'une des pièces maîtresses de l'album. Un bon rock "saignant" qui envoie du lourd, notamment grâce au solo de guitare élec­trisant d'Eddie Van Halen. Dans le clip, on retrouve même de véri­tables membres de gangs aux côtés des danseurs…
    Le Saviez-vous ? Cette chanson a été utilisée dans une campagne offi­cielle contre l'alcool au volant. Michael fut même reçu à la Maison-Blanche par Ronald et Nancy Reagan, en remer­ciement de son enga­gement.
    Plus d'infos Clip

  • 11. The Girl Is Mine

    Extrait de "Thriller" (1982). Premier duo entre Michael Jackson et Paul McCartney, cette chanson douce les met en "compé­tition amoureuse" pour la même fille. Ah, les lovers, j'te jure !! Sortie en single, elle a connu un beau succès malgré l'absence de clip officiel pour l'accom­pagner. Dommage, non ? Un clip réunis­sant ces deux légendes aurait été extra !
    Le Saviez-vous ? Ce titre a donné lieu à deux procès pour plagiat, tous deux remportés par Michael et sa maison de disques. Et toc, bien fait !!
    Plus d'infos Clip

  • 12. Remember The Time

    Extrait de "Dangerous" (1991). Exemple typique du style musical "New Jack Swing", cette chanson légère et entraî­nante évoque avec une certaine nostalgie les souvenirs d'une histoire d'amour passée. Le clip, somptueux, nous trans­porte dans une Égypte antique réin­ventée, en compagnie d'Eddie Murphy, Iman (la future veuve de David Bowie) et Magic Johnson.
    Le Saviez-vous ? L'une des danseuses, dans la scène de rue, est en réalité… un homme ! Regardez bien, derrière le voile : une petite moustache se devine…
    Plus d'infos Clip

  • 13. Don't Stop 'Til You Get Enough

    Extrait de "Off The Wall" (1979). "Ne t'arrête pas avant d'en avoir assez"… Voilà une philo­sophie qui me parle ! Cette chanson déborde de pep's et de joie, écrite par un Michael de 20 ans prêt à conquérir le monde. Et dans le clip, on ne voit pas un, ni deux, mais bien trois Michael danser dans tous les sens ! Hee hee… Shamone baby !!!
    Le Saviez-vous ? Michael lui‑même a confié que cette chanson repré­sentait beaucoup pour lui car c'était la première qu'il avait écrite entiè­rement tout seul.
    Plus d'infos Clip

  • 14. Wanna Be Startin' Somethin'

    Extrait de "Thriller" (1982). Cette chanson, écrite par Michael, était au départ destinée à sa sœur La Toya… mais honnê­tement, quel gâchis ç'aurait été s'il ne l'avait pas gardée pour lui, non ?! Ce bon funk bien dansant est devenu l'un des titres les plus joués en concert par le King of Pop — parfois même en ouverture de ses shows.
    Le Saviez-vous ? Il existe bien un clip pour ce single, mais il n'a été diffusé qu'en Australie… et quand on le regarde, on comprend pourquoi !! Je vous laisse juge de sa "qualité" ci‑dessous.
    Plus d'infos Clip

  • 15. Heal The World

    Extrait de "Dangerous" (1991). Cette chanson est l'un des symboles les plus puissants du très fort enga­gement huma­ni­taire de Michael tout au long de sa vie. Les bénéfices générés par ce single ont d'ailleurs servi à financer la Heal The World Foun­dation, créée la même année par l'artiste. Un enga­gement salué en 1993 par la remise du "Huma­ni­tarian Of The Year Award".
    Le Saviez-vous ? En 2020, lors de l'hystérie collec­tive du Covid, une nouvelle version du clip a vu le jour, mêlant extraits de concert et images d'actua­lité. Vidéo que l'on peut percevoir comme un message d'espoir… ou comme un outil de propa­gande. À chacun de voir !
    Plus d'infos Clip

  • 16. Message personnel de Michael

    "Salut, c'est Michael Jackson. Je veux remercier tous mes fans en France pour leur amour et leur soutien continus au cours de toutes ces années. J'espère venir vous rendre visite très bientôt et jouer pour vous tous. J'ai hâte de vous voir. D'ici là, au revoir et prenez soin de vous. Je vous aime. Bye !" Ce message vocal n'est dispo­nible que sur le premier pressage français de l'édition "double CD" de l'album. Un petit trésor pour les fans français !
    Le Saviez-vous ? Des messages simi­laires ont été enre­gistrés pour les premiers pressages allemands et néer­landais de "HIStory". Ces trois pays comp­taient parmi les plus fervents soutiens de Michael dans les années 90, notamment dans les moments où il avait le plus besoin de ses fans…
    Allemagne Hollande


A

PRÈS CE PREMIER VOLUME rétro­spectif, nous attaquons enfin les vraies nouveautés de l'époque. Michael est de retour et il n'est pas content. Il est même très en colère et le fait comprendre clai­rement tout au long de l'album. Nous avons là le témoi­gnage d'un homme meurtri, mais toujours debout. Et sa réponse, ses 15 réponses devrais‑je dire, c'est comme des uppercuts suivis de crochets du droit. Ça fait mal, et c'est ça qu'est bon !

Alors, je vais faire comme lui… Fini les gentil­lesses !
Les textes qui suivent sont toujours de moi, un fan comme des millions d'autres, qui a souffert dans son cœur, et qui veut sa revanche.
Je ne vais donc pas mâcher mes mots dans les senti­ments que me procurent chacune des chansons présentes.

HISTORY Continues

  • 1. Scream (Duet with Michael Jackson & Janet Jackson)

    L'album commence donc par un cri. Un cri libé­rateur. Et une supplique : celle de lui foutre la paix ! Sa petite sœur Janet l'accom­pagne magni­fi­quement dans ce titre choisi, bien sûr, pour être le premier single. Et ce "Stop fucking with me !" est magis­tra­lement balancé ! (Perso, je l'aurais même mis plusieurs fois dans le refrain !!)
    Le Saviez-vous ? Avec un budget de 7 millions de dollars, le clip de "Scream" est toujours le plus coûteux de l'histoire musicale. Cela s'explique par les effets spéciaux, mais aussi par les droits versés pour diffuser de véri­tables œuvres d'art à l'écran…
    Plus d'infos Clip

  • 2. They Don't Care About Us

    L'un de mes titres préférés de Michael, par son rythme syncopé et par son message, qui emportent tout sur leur passage. L'injus­tice exprimée dans cette chanson est, fait rare, appuyée par deux clips diffé­rents, offrant deux lectures complé­men­taires. Message aux "haters" : C'est la seule occasion où vous verrez Michael enchaîné en prison… mouahaha­hahaha !
    Le Saviez-vous ? Comme "Scream", ce titre a été modifié a poste­riori sur certains passages pour calmer quelques c$&¤§# de censeurs aux oreilles trop sensibles et au balai bien placé qui n'avaient visi­blement rien de mieux à foutre que de faire chier cet artiste engagé en déformant son message… Sérieu­sement, il y a parfois des coups de pied au cul qui se perdent !!
    Plus d'infos Clip "prison" Clip "Rio"

  • 3. Stranger In Moscow

    1993 : Michael est à Moscou pour le "Dangerous Tour" et de terribles accu­sations ne cessent de tomber sur lui… Il écrit alors cette chanson pour exprimer sa solitude. Débutant avec le son de la pluie (pour se laver de toute la boue jetée sur lui ?), cette chanson très mélan­co­lique est le témoi­gnage d'un homme traqué, loin de chez lui. Ce que fait comprendre le clip, en noir et blanc et au ralenti.
    Le Saviez-vous ? Ce titre est l'un des préférés de Michael lui‑même, qui l'a cité à plusieurs reprises comme l'une de ses œuvres les plus person­nelles et sincères, une chanson presque théra­peu­thique.
    Plus d'infos Clip

  • 4. This Time Around

    "Cette fois-ci", Michael en a assez. "Cette fois‑ci", il ne se laisse plus faire, et il répond. Marre des gens qui veulent l'utiliser, le contrôler, ou profiter de lui ! Même la partie "rap" du titre exprime crûment certains des effets pervers de la célébrité…
    Le Saviez-vous ? La partie rap de la chanson est inter­prétée par The Notorious B.I.G., immense figure du rap américain assassiné à Los Angeles en 1997, deux ans plus tard.
    Plus d'infos Clip

  • 5. Earth Song

    Même dans les pires moments de sa vie, Michael pensait encore au bien‑être de la planète et de ses habitants. Je vois cette chanson comme "l'enfant" commun de "Man In The Mirror" et "Heal The World", tant elle en porte l'héri­tage humaniste et engagé. Elle dénonce la défo­res­tation, les guerres, la pollution… bref, tous les maux engendrés par l'huma­nité. Un cri de douleur autant qu'un appel à la cons­cience collec­tive.
    Le Saviez-vous ? Ce titre a été composé dès 1989 et devait initia­lement figurer sur l'album "Dangerous", mais le morceau ne fut pas finalisé à temps pour la sortie de l'album.
    Plus d'infos Clip

  • 6. D.S.

    Ah, cette chanson, j'la kiffe ! Un bon hard rock qui nettoie les oreilles, et une attaque directe contre Tom Sneddon, le connard de procureur qui a tout fait pour le foutre en prison, sans succès heureu­sement ! "You think he brother with the KKK ?" ("Tu penses qu'il frater­nise avec le Ku Klux Klan ?") Et le coup de feu final… Ah, putain qu'il défoule !!
    Le Saviez-vous ? En 2005, c'était encore lui qui dirigeait l'accu­sation contre Michael, et bien sûr, il a été très déçu par l'acquit­tement de l'artiste… Ooooh, pauvre petite chatte, on va te plaindre !!
    Plus d'infos Clip

  • 7. Money

    L'argent. La cupidité des proches, "amis" inté­ressés ou employés déloyaux, des gens prêts à tout pour des dollars, même vendre leur âme au diable. Michael a compris tout cela, à ses dépens, et il sait que "ceux qui sourient le plus sont ceux qui plantent un couteau dans le dos". Michael, par sa richesse, était un aimant à vautours… N'est‑ce pas, Jordan, Gavin, Wade, James et les autres ?!
    Le Saviez-vous ? À la suite des accu­sations de 1993, plusieurs employés de Neverland se sont soudain souvenus de détails "troublants" qu'ils auraient vus… Étrange comme les souvenirs se réveillent quand les caméras et les chèques appa­raissent, non ?!
    Clip

  • 8. Come Together

    Ce titre n'a aucun lien avec les accu­sations. Il n'est pas inédit, et même pas écrit ou composé par Michael. Pourtant, cet "intrus musical" a toute sa place dans cet album, tant le chanteur y met de force et d'énergie, jusqu'à surpasser, selon moi, la puissance de l'original
    Le Saviez-vous ? Composé par Lennon et McCartney, ce morceau a été repris par une foule d'artistes, parmi lesquels Diana Ross, Elton John, Marilyn Manson, Lenny Kravitz ou Tina Turner.
    Plus d'infos Clip

  • 9. You Are Not Alone

    Un peu de douceur dans ce monde de brutes ! Véritable paren­thèse de grâce et de lumière, cette chanson apporte un instant de calme avant la tempête qui suit dans l'album… Dans le clip, aux côtés de Michael, on reconnait Lisa Marie Presley, sa femme de l'époque. Question à cent balles : elle est vraiment amoureuse, ou juste très bonne actrice ?!
    Le Saviez-vous ? Ce titre est devenu le premier single de l'histoire musicale à entrer direc­tement à la première place du Billboard Hot 100 américain. Un exploit inédit, pour une chanson tout en douceur…
    Plus d'infos Clip

  • 10. Childhood (Theme from "Free Willy 2")

    Voici un autre moment de douceur, avec cette chanson où Michael demande de la compré­hension et de l'amour, en évoquant son enfance difficile : entre un père violent et un travail acharné, il n'a jamais pu en profiter comme les autres… Le clip est tendre et poétique, avec ces petits voiliers naviguant dans le ciel, chacun conduit par un enfant.
    Le Saviez-vous ? Comme cette chanson figure dans la bande‑son de "Sauvez Willy 2", les deux jeunes acteurs prin­ci­paux, Jason James Richter et Francis Capra, appa­raissent dans le clip. On y voit le grand frère inviter le plus jeune à monter à bord d'un bateau volant.
    Plus d'infos Clip

  • 11. Tabloid Junkie

    Tout comme "Money", cette chanson aurait mérité un single, un clip… et une page Wikipedia, tant son message est percutant ! "Just because you read it in a magazine, Or see it on the TV screen, Don't make it factual !" Ce n'est pas parce que vous le voyez dans un magazine ou à la télé que c'est vrai, qu'est‑ce qu'il y a de dur à comprendre là‑dedans, bordel ?!
    Le Saviez-vous ? Le morceau est coécrit avec Jimmy Jam et Terry Lewis, piliers du son "New Jack Swing", et inclut de nombreux extraits sonores saturés pour imiter le chaos d'un zapping média­tique — une idée sonore brillante pour renforcer le message du texte.
    Clip

  • 12. 2 Bad

    Voilà un bon gros rock agressif, avec un rap signé… Shaquille O'Neal (Oui oui, le basketteur !), où Michael exprime une fois de plus son ras‑le‑bol d'être traîné dans la boue par ceux qui veulent le mettre à genoux… Le clip ci‑dessous est un extrait du moyen métrage "Ghosts", dans lequel on retrouve aussi "Ghosts" (la chanson) et "Is It Scary ?". À voir abso­lument !
    Le Saviez-vous ? Dans ce moyen métrage réalisé par Stan Winston, c'est bien Michael Jackson qui inter­prète le rôle du maire (l'homme blanc ventru à lunettes), ainsi que plusieurs autres… "créatures" !
    Clip

  • 13. HIStory

    Cette chanson pourrait être l'hymne du Monde, tant son message est large et ne peut être résumé en quelques lignes. Cependant, "How many victims must there be (…) before we learn to live as brothers and create one family" donne une idée de son humanisme. La vidéo ci‑dessous est extraite d'un concert du "HIStory Tour" à Munich en 1997.
    Le Saviez-vous ? Dans le concert, lors du défilé des porteurs de drapeaux, le premier d'entre eux portait toujours le drapeau américain et le drapeau national du pays dans lequel se déroulait le concert, une autre manière d'appeler à l'union de tous les pays…
    Plus d'infos Clip

  • 14. Little Susie

    Tiré du fait réel d'une petite fille assas­sinée en 1972, ce titre est sûrement l'un des plus tristes de Michael. Était‑ce une manière de nous dire que lui‑même s'était senti assassiné les années précé­dentes ? Ou pire, était‑ce une manière de nous prévenir des abus sur enfants ayant lieu dans le show‑biz ?!
    Le Saviez-vous ? La musique classique et les chœurs débutant la chanson sont un extrait du "Pie Jesu" de Maurice Duruflé, inter­prétés par l'orchestre sympho­nique d'Atlanta et ses chœurs.
    Plus d'infos Clip

  • 15. Smile

    Après la colère, la tristesse, Michael termine donc cet album sur une note positive, un peu douce-amère, en voulant sourire malgré tout… Cette chanson composée par Charlie Chaplin et reprise par énor­mément d'artistes apporte donc ici une touche de grâce finale à cet album très engagé et très personnel de Michael Jackson.
    Le Saviez-vous ? Ce titre ayant été un single programmé puis annulé, les rares pressages existants sont aujour­d'hui très recher­chés, au prix de plusieurs centaines d'euros.
    Plus d'infos Clip

"HISTORY"
Clips imaginaires

C

OMME JE L'AI ÉCRIT précé­demment, plusieurs chansons de cet album n'ont pas eu droit à une sortie en single, ni à une vidéo pour les accom­pagner. C'est pourquoi je me suis amusé à imaginer ce qu'auraient pu être certains de ces clips inexis­tants…

Bien sûr, ce n'est qu'une vision person­nelle, et vous compren­drez très vite, en parcou­rant ces textes, qu'ils n'auraient jamais pu être tournés — et encore moins diffusés — tant leur contenu est parfois… comment dire… pas pour tout le monde, LOL !

Le premier de ces clips imagi­naires est celui de "D.S.". Bon, en fait, c'est le seul présent pour l'instant… mais d'autres viendront s'ajouter à l'avenir.

D.S.

Dans une pièce, 3 hommes.
Au premier plan à droite, Michael Jackson de dos en tenue de scène. Devant lui et un peu sur la gauche, un homme de profil (que nous appel­lerons "l'inter­médiaire") à côté d'une table, mais son visage est caché par un chapeau et un col relevé. Face à lui, de l'autre côté de la table, donc à gauche de l'image, le troisième homme (appelé "l'exé­cutant") dont le visage est aussi caché.

Sur la table est posée une valise. L'inter­médiaire l'ouvre, et on voit qu'elle est pleine de billets. Il tend à l'exé­cutant une photo où l'on voit claire­ment le portrait de Tom Sneddon. Les deux hommes se serrent la main, et l'exé­cutant part avec la photo et la valise.
Michael et son inter­médiaire quittent à leur tour la pièce. On voit appa­raître à l'image un compte à rebours de 90 mn. On voit alors Michael se préparer à monter sur scène puis débuter un concert devant une foule énorme.

Dans les minutes qui suivent, on voit alors alter­na­ti­vement Michael chanter sur scène (mais sans musique audible) et l'exé­cutant. À chaque chan­gement de plan, le compte à rebours s'approche petit à petit de 0.
Quand l'exécutant est à l'écran, on le voit alors au fur et à mesure qui met la valise de billets dans son coffre, qui démarre sa voiture, qui roule quelques minutes, puis qui se gare fina­lement dans un parking souter­rain. Là, il sort de son coffre une mallette allongée.

C'est alors que la musique de "D.S." débute. À l'image, Michael sur scène commence à inter­préter la chanson. L'exé­cutant prend l'ascen­seur jusqu'au dernier étage. Michael chante et danse toujours sur le titre. L'exé­cutant arrive sur le toit de l'immeuble et on voit qu'il est face à un poste de police. Michael chante sur scène. L'exé­cutant installe rapi­dement son arme à feu sur trépied. Michael chante toujours. L'exé­cutant regarde sa montre et commence à viser. Le compte à rebours est alors presque à 0.
À l'image, on a le rond du viseur avec la cible, avec l'entrée du poste de police en gros plan. Michael sur scène a presque terminé la chanson. Dans le viseur, on voit Tom Sneddon sortir du bâtiment, et le viseur se caler sur son front. Et pile au moment où le compte à rebours arrive à 0, et bien sûr au moment du coup de feu de la chanson, l'exé­cutant tire, explosant la tête de Sneddon façon JFK.

Le tireur range très vite son arme et reprend l'ascen­seur. Là, il envoie un SMS rapide. On voit alors l'inter­médiaire qui regarde son portable où est écrit le SMS "Done". Il est en coulisses du concert. Michael qui salue le public regarde l'inter­médiaire un instant, qui lui fait le signe "OK" de la main.
Michael a alors un énorme sourire…

Mais cette image s'estompe peu à peu, comme un rêve qui s'efface. Nous sommes alors dans une chambre baignée par la lumière de la Lune. Allongé dans son lit, un homme se redresse en sursaut, haletant. C'est Michael. Gros plan sur son visage. Il a le souffle court, les yeux exorbités. Il ferme les yeux, une larme glisse sur sa joue.
Fondu au noir.
Tout cela n'était-il qu'un cauchemar ?