L'Observatoire

Ufologie

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C

ETTE PAGE est consacrée à l'ufologie, qui est l'étude des ovnis ou PAN (Phénomène Aéro-spatial Non identifié). Elle est encore modeste en contenu, mais elle s'enri­chira peu à peu au gré de mes ajouts : textes, images ou vidéos.

Les textes actuellement présents, avec leurs quelques fautes d'ortho­graphe laissées telles quelles, sont des courts rapports de gendar­merie concer­nant des témoi­gnages d'obser­vations. Ils sont extraits du livre "le nouveau défi des o.v.n.i" de Jean‑Claude Bourret, paru en 1976 aux éditions France-empire.
Ce livre contient entre autres de nombreux rapports de gendar­merie (dont beaucoup sont bien plus longs et fournis que ceux ici présents), des photos, des repro­duc­tions de documents officiels, ainsi que des analyses et hypo­thèses.

20 mai 1955
Premiers témoignages de gendarmes

23 mai 1955, Rocroi. Rapport du capitaine G…, comman­dant la section, sur l'appa­rition d'un engin aérien non identifié.

L

E 20 MAI 1955 en visite de nuit et se trouvant sur la Nationale 51 entre Givet et le hameau des Trois-Fontaines, les gendarmes N… et L… ont aperçu dans le ciel, à 2 h 30, un engin aérien inconnu qui volait à basse altitude à 200 ou 300 mètres environ, au‑dessus de la région comprise entre Ham-sur-Meuse et le hameau des Trois-Fontaines, et suivant la direction sud‑est-nord‑ouest. Cet engin leur a semblé avoir la forme d'un gros obus ou d'un cigare, de la dimension de la carlingue d'un avion de chasse. L'inté­rieur était lumineux. De l'arrière jaillis­sait des projec­teurs lumineux, étin­celants et multi­colores. Sur le moment ils eurent l'impres­sion de se trouver devant un avion en flammes, mais l'engin disparut en vol hori­zontal en direction du nord‑ouest après quelques secondes. Sa vitesse leur a semblé très élevée, supé­rieure à celle des avions actuels. Au moment où ils l'aper­çurent, un autorail qui se dirigeait vers Givet, passait sur la voie parallèle à la Nationale 51. Le bruit fait par cet autorail ne leur a pas permis d'entendre l'éven­tuel bruit fait par cet engin. La nuit était étoilée et sans lune. La direction du vent était nord‑est-sud‑ouest, c'est‑à‑dire contraire à la direction suivie par l'engin. Ayant fait remarquer à ces gendarmes que cela pouvait être un avion commer­cial de la ligne Genève-Bruxelles ou Bruxelles-Nice, ces derniers ont été d'accord pour dire qu'il ne pouvait y avoir de confusion, et qu'il ne pouvait s'agir d'un avion. C'est la première fois que le passage d'un tel engin est observé au‑dessus de la circons­crip­tion de la brigade.

23 juillet 1955
Témoignage d'un jardinier

Gendarmerie nationale, 26 juillet 1955 à 12 h 30. Brigade de Nouvion-en-Ponthieu dans la Somme.

A

 11 H 45, au bureau de notre brigade, sommes avisés télé­pho­ni­quement par M. le maire d'Agen­villiers (Somme) [Note de Thermidor : Le vrai nom de la localité est Agen­villers.], qu'un de ses admi­nistrés avait vu dans le ciel un engin mysté­rieux dans le courant de la journée du 23 juillet 1955. Nous nous sommes immé­dia­tement rendus à Agen­villiers ou nous avons entendu M. P… Joseph trente-cinq ans, jardinier de natio­na­lité française, qui nous déclare :
Le samedi 23 juillet 1955 à 10 h 10, étant occupé à biner des endives dans un champ situé au lieu‑dit Les Ursulines, mon attention fut attirée par le bruit d'un avion. J'ai machi­na­lement regardé en l'air pour voir évoluer l'appa­reil qui venait de la direction du nord et se dirigeait vers le sud, quand sur la droite de l'avion, à peu près à la même altitude, j'ai distingué un engin de forme cylin­drique, tour­noyant dans l'espace. Ce dernier était de couleur aluminium. J'ai suivi cet engin des yeux pendant environ trente secondes, pour le voir dispa­raître très rapi­dement. Sur le moment je fus très surpris de voir cet engin tournoyer au‑dessus de ma tête, et je me suis demandé de quoi il pouvait bien s'agir. Au premier abord j'ai cru que l'avion avait largué quelque chose mais lorsque je l'ai vu partir à une telle allure, j'ai compris qu'il ne pouvait s'agir que d'une soucoupe volante. J'affirme que ce que j'avance est la stricte vérité et ne pas avoir été victime d'une hallu­ci­nation. J'ajoute qu'il y avait près de moi à ce moment‑là, deux jeunes filles de Gapennes, Mlles L… Denise et Janine, qui n'ont rien vu car, ayant été tellement surpris, je n'ai pas eu le réflexe de les alerter.
Lecture faite persiste et signe.

5 août 1955
Cinq ovni au‑dessus d'un cimetière

Deuxième région militaire. Comman­dement régional de la gendar­merie, état-major 3e Bureau. Le 11 août 1955, le colonel comman­dant la gendar­merie nationale de la 2e région militaire à M. le ministre de la Défense nationale. [Note de Thermidor : À l'époque, ce poste était tenu par M. Pierre Kœnig.] Direction de la gendar­merie et de la justice militaire — sous-direction de la gendar­merie, bureau technique à Paris. Bordereau d'envoi : Rapport n° 102.4, en date du 8 août 1955, du lieu­tenant comman­dant la section de gendar­merie de Vouziers dans les Ardennes.

L

E 5 AOÛT 1955 à 14 h 30, trois personnes domi­ci­liées à Buzancy dans les Ardennes ont aperçu cinq soucoupes volantes au‑dessus du cimetière allemand situé en bordure du chemin dépar­te­mental n° 12 à 600 mètres au sud‑est de cette localité. MM. V… Célestin et C… Louis, accom­pagnés du jeune M… Jean‑Luc âgé de onze ans, étaient occupés à l'entre­tien du cimetière dont ils ont la charge, lors­qu'ils eurent leur attention attirée par des engins inconnus. D'après leurs décla­ra­tions, ces cinq engins, de couleur brune, brillants par moments sous l'action des rayons solaires, venaient de la direction du nord et évoluaient à une altitude de 500 mètres environ. Ils descen­daient et remon­taient verti­ca­le­ment à grande vitesse. Aucun bruit de moteur ni de siffle­ment n'était audible… L'un d'eux, de forme circu­laire, d'un diamètre de 1,50 mètre environ, très trans­pa­rent et parais­sant recouvert de grillage, serait passé au‑dessus des témoins à une trentaine de mètres de hauteur. Deux de ces appareils ont semblé atterrir derrière un bosquet dans un champ, à 300 mètres du cimetière. Les trois autres sont partis dans la direction du sud à allure verti­gi­neuse. Les recher­ches effec­tuées dans toute la région par les témoins et le comman­dant de la brigade de Buzancy n'ont donné aucun résultat. MM. C… et V… sont hono­ra­ble­ment connus et ont la répu­ta­tion de personnes sérieuses. Aucune réaction n'a été constatée parmi la popu­lation.
Lille, le 10 août 1955. Colonel P… comman­dant la deuxième région de gendar­merie.

30 octobre 1957
L'ovni et les quatre gendarmes

Rapport 174.4. Section de Vouziers, en date du 31 octobre 1957, concer­nant l'appa­rition le 30 octobre 1957 d'objet lumineux. Transmis à M. le ministre de la Défense nationale et des Forces armées. Direction de la gendar­merie et de la justice militaire — Sous-direction de la gendar­merie — Bureau technique à Paris.

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E 30 OCTOBRE 1957 à 23 h 50, l'appa­rition d'un engin lumineux a été constatée sensi­blement au‑dessus du village de Novy-Chevrières. L'adju­dant L…, comman­dant la brigade d'Amagne-Lucquy, accom­pagné des gendarmes L…, T… et R… était en station­nement sur la route nationale n° 51 à 100 mètres au nord‑est du passage à niveau de Novy-Chevrières, au cours d'une patrouille. A 23 h 50 exac­tement, le gradé ainsi que les gendarmes ont leur attention attirée par la présence d'un engin lumineux ayant la forme d'un cigare qui circulait à l'horizon, direction nord‑sud. Brus­quement, l'engin a fait un écart à gauche vers l'est et s'est immo­bi­lisé au‑dessus de la commune de Novy-Chevrières pendant 30 à 45 secondes, puis il est reparti en direction sud‑ouest. D'après l'adju­dant L… et les gendarmes, l'engin qui se trouvait à environ 500 mètres d'eux, pouvait être à une altitude de 200 mètres. Il avait nettement la forme d'une soucoupe d'un diamètre d'environ deux fois celui du soleil levant. Sa teinte était rouge grenat. Il se déplaçait à une très grande vitesse, mais aucun bruit n'était percep­tible. Il est à noter qu'à cette heure, la nuit était très sombre, le temps étant couvert. A la suite des recher­ches discrètes effec­tuées ce jour dans la commune de Novy-Chevrières, il résulte que M. V…, maire de la commune, a vu l'engin lumineux à une certaine distance alors qu'il se rendait à ses étables à l'heure portée ci‑dessus. Occupé par la présence de ses animaux il n'a prêté aucune attention spéciale à cette appa­rition. D'autre part, en raison de l'heure tardive, il ne semble pas que la présence de l'engin ait été remarquée par d'autres habitants ou autorités. Le comman­dant de section qui effec­tuait un contrôle du service de 23 heures à 2 heures le 31, n'a person­nel­lement rien remarqué. C'est à son arrivée au poste de Novy-Chevrières à 24 heures qu'il a été mis person­nel­lement au courant de l'évé­nement par l'adju­dant L… qui semblait encore sous l'impres­sion de l'appa­rition. Il est à remarquer que le personnel de la brigade de Rethel, qui se trouvait à Ambli-Fleury, a déclaré avoir vu à la même heure dans la même direction une lueur rouge. Mais, vu l'éloi­gne­ment, ce personnel n'a pu donner aucune autre précision sur la nature de cette lueur.

1er janvier 1961
Témoignage d'un jardinier

Compagnie de Saint-Omer, 2e légion de gendar­merie, grou­pe­ment du Pas-de-Calais, Saint-Omer, le 7 janvier 1961. Rapport du capitaine G…, comman­dant la compagnie de gendar­merie de Saint-Omer, sur des rensei­gne­ments concer­nant l'appa­rition d'un engin lumineux dans le ciel sur le terri­toire de l'arron­dis­sement de Saint-Omer.
Le 1er janvier 1961 à 20 heures, un engin lumineux a été observé à Muncq-Nieurlet, commune située dans le canton d'Ardrès. Effec­tuant une enquête auprès de la personne signalée comme ayant vu l'engin, le comman­dant de la brigade d'Ardrès a recueilli les rensei­gne­ments suivants :

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E 1er JANVIER 1961 vers 20 heures, M. D…, ouvrier agricole, demeurant à Muncq-Nieurlet, se trouvait dans la cour attenante à son habi­tation, quand il aperçut en direction du sud, à une distance de deux kilo­mètres environ, et au‑dessus d'un petit bois, un engin lumineux en forme de toupie, la partie conique étant dirigée vers le bas. Cet engin était immobile. La partie hémi­sphérique était entiè­rement lumineuse et de couleur rouge vif; la partie conique formée de traits lumineux multi­colores. M. D… observa quelques minutes ce phénomène, il vit l'engin passer du rouge vif à l'orange, il lui sembla qu'il se déplaçait légè­re­ment dans le sens est‑ouest, puis une gerbe d'étin­celles jaillit et l'engin disparut. Pendant la mani­fes­tation de ce phénomène, M. D… n'entendit aucun bruit semblant provenir de l'engin. A 20 heures, la lune était levée et elle se trouvait dans la direction du nord‑est. M. D… a la répu­tation d'être sensé et équilibré. Aucun autre témoin des faits n'a pu être trouvé dans la circons­crip­tion.

6 mars 1974
Les gendarmes mobiles et l'ovni qui ne l'était pas moins…

Gendarmerie nationale, grou­pe­ment de l'Aveyron, compagnie de Millau, brigade de la Cavalerie.
Procès-verbal de rensei­gnements admi­nis­tratifs, le 6 mars 1974 à 10 heures.

Résumé de l'affaire

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ANS LA NUIT DU 5 AU 6 MARS 1974, trois mili­taires de l'unité du capitaine C…, comman­dant l'escadron 82 de la gendar­merie mobile d'Hyères dans le Var, ont aperçu, vers la ferme de l'Hôpital, une forme lumineuse non iden­tifiée. Cette lumière a suivi la patrouille dans ses dépla­cements jusqu'à la Cavalerie où elle a été observée par plusieurs officiers et sous-officiers de l'escadron. Nous rendons compte des faits ci‑dessus à notre comman­dant de compagnie qui nous ordonne d'effec­tuer une enquête afin de déter­miner la nature de la forme lumineuse aperçue par les gendarmes mobiles.
La forme lumineuse aperçue par les gendarmes mobiles était de faibles dimen­sions. Ces dernières varient d'ailleurs en fonction de l'heure et des points d'obser­vation. Ainsi, d'abord aperçue par les témoins sous la forme d'une sphère très impar­faite, sensi­blement de la grosseur d'une balle de caout­chouc d'enfant, la forme lumineuse a été observée un peu plus tard par ces mêmes personnes sous la forme d'un rectangle aux angles arrondis, mesurant environ 25 à 30 centi­mètres de longueur et 15 centi­mètres de hauteur. Puis la forme lumineuse a été vue à nouveau sous l'appa­rence d'une balle de très faibles dimen­sions, quelques centi­mètres de diamètre. Cette forme lumineuse émettait une très forte lumino­sité de couleur blanche. Aucun bruit n'a été perçu par les six témoins qui l'ont observée à des heures iden­tiques et pendant une durée de deux heures environ. Ces témoins pensent qu'il ne s'agis­sait pas d'une étoile ni d'un aéronef ou d'un ballon sonde. La forme lumineuse observée le 6 mars 1974 était mobile; elle a parcouru un itiné­raire de 10 km environ, puis a accompli une descente verti­gi­neuse vers le sol avant de réaliser une ascension et de se stabi­liser dans le ciel. Il est à noter que deux autres formes lumineuses non iden­tifiées ont été aperçues à la Cavalerie dans la nuit du 25 février 1974 par une habitante de cette localité. Toutefois, ces deux lumières n'avaient ni la taille, ni la forme de celles observées dans la nuit du 5 au 6 mars 1974 par les gendarmes mobiles. D'après les dires du témoin, cette forme lumineuse ressem­blait à deux cigares qui se main­tenaient immobiles dans le ciel, dans une position verticale, au milieu d'un embra­sement intense à l'horizon. Aucun autre habitant de la Cavalerie et des environs n'a été témoin de faits semblables.