L'Observatoire

Complotisme

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ETTE PAGE est consacrée à l'étude de diffé­rents complots, péjo­ra­ti­vement nommée "complo­tisme". Elle est encore modeste en contenu, mais elle s'enri­chira peu à peu au gré de mes ajouts : textes, images ou vidéos.

Je tiens cependant à affirmer avec force qu'à ce terme fourre-tout de "complo­tisme", il faut associer celui de "complo­sophisme".
Ce terme est un mot-valise composé des mots "complo­tisme" et "sophisme". Il a été créé en 2022 par le philo­sophe français Alexis Haupt. Ce concept désigne donc, en rhéto­rique, le fait de coller l'éti­quette de complo­tiste sur quiconque remet en question le discours officiel pour ne pas avoir à débattre de ses arguments. Cette attitude de déni­grement systé­ma­tique, méthode préférée des "anti-complo­tistes" en manque de contre-argumen­tation solide, est très pratiquée dans le monde journa­lis­tique et politique, notamment en France.

Vous trouverez d'ailleurs ci‑dessous un article intitulé "Le Génie du Complo­tisme" (dont je ne suis pas l'auteur) qui décrit à mon goût parfai­tement ce qu'est le complo­tisme par rapport à l'anti-complo­tisme. Je souscris tota­lement aux idées qui y sont déve­loppées.

En dessous de cet article, je parle (et parlerai) prin­ci­pa­lement de 3 événe­ments qui ont eu un reten­tis­sement mondial et qui ont éveillé de nombreuses théories "cons­pi­ra­tion­nistes" depuis lors : l'assas­sinat du président américain John Fitz­gerald Kennedy le 22 novembre 1963, le programme spatial Apollo des années 60/70, les attentats terro­ristes du 11 septembre 2001.

Le Génie du Complotisme
(Auteur : Guillaume de Rouville)

N.B. : Ce texte a été initiale­ment publié sur le site web "l'idiot du village" et est acces­sible dans cette page.
J'ai respecté au maximum la mise en page originale, tout en l'adap­tant à Thermidor.

Publié le 5 juin 2020

Le complotisme présente cinq carac­té­ris­tiques majeures qui le distin­guent de l'anti-complo­tisme et qui résument tout son génie. Ses carac­té­ris­tiques, que nous passerons rapi­dement en revue (partie 1), sont autant d'avan­tages sur l'anti-complo­tisme qui nous feront comprendre, par contraste, les limites épis­té­mo­logiques de ce dernier, ses moti­vations profondes et ses soubas­se­ments idéo­logiques (partie 2).

Notre conclusion sera double :

(i) Seul le complotisme permet d'appré­hender la nature du pouvoir. L'anti-complo­tisme est une émanation du pouvoir dont la vocation est de le protéger et de lui permettre d'échapper à la compré­hension de ceux sur lesquels ce pouvoir s'exerce.

(ii) On ne dialogue pas avec le pouvoir : on s'y soumet ou on le combat. Il s'ensuit, natu­rel­lement, que les complo­tistes n'ont plus à chercher les faveurs des anti-complo­tistes ou de leurs maîtres, ni à s'excuser de penser hors des sentiers battus ou d'émettre des hypo­thèses de travail auda­cieuses. Il est temps pour les complo­tistes de se montrer offensifs et face à l'idéo­logie du chaos que le pouvoir incarne et projette sur le monde à travers ses relais média­tiques et insti­tu­tionnels, de présenter le complo­tisme comme un remède aux pulsions morti­fères de l'hydre mondia­liste. Le complo­tisme est un humanisme.

PARTIE 1

Les 5 avantages du complotisme

1. Avantage Méthodologique

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ANDIS QUE l'anti-complo­tiste se contente la plupart du temps d'énoncer la thèse (offi­cielle s'entend), le complo­tiste est contraint de travailler, d'appro­fondir à la fois la thèse et l'anti­thèse. Ainsi, le complo­tiste a une connais­sance fine de la version offi­cielle et des arguments de la version opposée. Cela le contraint à chercher et à ausculter plus profon­dément les faits, à les présenter dans un ordre cohérent et à les soumettre à un examen critique poussé.

Tandis que l'anti-complotiste n'a qu'à répéter la thèse offi­cielle sans avoir besoin de la justifier, le complo­tiste est obligé de chercher des preuves solides à l'appui de ses propos et finit par acquérir une connais­sance bien plus large que celle de l'anti-complo­tiste qui a borné son champ d'in­ves­ti­gation parce qu'il lui suffit de citer une source « presti­gieuse » pour gagner la bataille du pouvoir média­tique et la consi­dé­ration de ses pairs.

Que ce soit, par exemple, pour le 11 Septembre ou le réchauf­fement clima­tique anthro­pique, seuls les complo­tistes appli­quent le principe du contra­dic­toire, principe fonda­mental à la fois pour les jour­na­listes, les histo­riens et les juges qui devraient examiner métho­di­quement et en profon­deur les thèses en présence avant de se prononcer sur le fond de l'affaire dont ils s'occu­pent. L'anti-complo­tiste ne voit pas l'absur­dité de sa position qui consiste à penser que la version offi­cielle est toujours la bonne (comme la raison du plus fort). Ce qui revient à interdire toute alter­native, toute contra­dic­tion, toute possi­bi­lité de remettre en cause la version des faits une fois qu'elle a été estam­pillée par le sceau officiel et crachée sur les ondes des médias dominants.

L'anti-complotiste confine ainsi le réel dans une forme figée pour les siècles des siècles. Il se comporte comme le gardien d'une prison où les faits récal­ci­trants sont tenus en joug et passés à tabac, loin du regard des foules, tant que leur volonté d'indé­pen­dance et de franchise n'a pas été brisée. Il rééduque et torture les faits qui ne suivent pas ses mots d'ordre ou son caté­chisme et ne les relâche dans l'arène publique qu'une fois qu'ils ont perdu leur préten­tion à dire leur part de vérité. Le complo­tiste libère les faits cade­nassés qui retrou­vent tout leur sens caché et leur autonomie, il les rend à l'air libre où se meuvent à leur aise la vérité et le réel.

Le complotiste n'ayant pas droit aux arguments d'auto­rité (par exemple, l'invo­cation d'un prétendu « consensus scien­ti­fique » des experts sur le réchauf­fement clima­tique anthro­pique) et étant soumis au feu permanent des critiques, il lui faut devenir un orfèvre dans son domaine pour pouvoir contrer un adver­saire qui se contente de répéter un message univoque et balaie d'un revers de mains dédai­gneux les arguments qu'on lui adresse.

Enfin, le complotiste cherche à donner du sens à ce qui, appa­remment, n'en a pas toujours. Il ne se contente pas de laisser l'inex­plicable inex­pliqué. Si trois immeubles s'effon­drent sur eux‑mêmes alors que seulement deux ont été percutés par des avions, le complo­tiste essaie de comprendre ce phénomène étrange en convo­quant des causes humaines et physiques qui sont dans l'ordre naturel des choses. Là où l'anti-complo­tiste, à court d'idée et d'argu­ments, finira pas se contenter de hausser les épaules, le complo­tiste ira chercher des causes humaines (des volontés) si les causes physiques (mécanique des corps et mécanique des fluides) ne sont pas suffi­santes.

De son côté, l'anti-complo­tiste n'hési­tera pas à réin­venter les lois de la physique, juste pour l'occa­sion, afin de s'inter­dire de penser au‑delà de la thèse offi­cielle. Car, s'il devait s'aven­turer sur le terrain glissant d'une hypothèse alter­native, cela pourrait le conduire à devoir désigner un coupable inattendu, à découvrir un acte humain, voire une entente entre plusieurs personnes cons­cientes de leurs actes. Ainsi, pour expliquer l'absence de débris d'avion sur le Pentagone ou sur le site de Penn­syl­vanie en septembre 2001, l'anti-complo­tiste invoquera la possi­bi­lité que les avions se soient gazéifiés (thèse défendue par le très « presti­gieux » journal Le Monde), ajoutant de la sorte quelques règles nouvelles aux lois de la thermo­dynamique. Il ne lui viendrait jamais à l'esprit qu'un mensonge volon­taire se cache peut‑être derrière l'inex­plicable. Dans le même ordre d'idée il en vient à voir, dans les guerres menées par les démo­craties occi­den­tales, des événe­ments naturels que ne guident aucune pensée maléfique ni volonté humaine.

Pour résumer les avantages méthodo­logiques de son approche, on peut dire que le complo­tiste travaille plus que l'anti-complo­tiste, connaît mieux son sujet et les arguments des parties en présence, ne se repose pas sur des arguments d'auto­rité pour avancer ses idées et accumule les éléments de preuve pour justifier ses propos et donner du sens aux événe­ments et aux faits qui se déroulent devant lui.

Ce sont là des raisons qui expli­quent que les anti-complo­tistes ne répondent presque jamais posi­ti­vement aux offres de dialogue que leur font les complo­tistes : ils savent, en effet, qu'ils finiront géné­ra­lement déboités par les arguments de leurs contra­dicteurs. Pour justifier un tel refus, ils rangent volon­tiers leurs adver­saires sous l'appel­lation générique et bien commode du « camp de la haine », mettant ainsi entre eux et les complo­tistes une sorte de cordon sanitaire émotionnel qu'il serait difficile et dangereux pour tout un chacun de rompre impu­nément. Cette technique de la rhéto­rique de disqua­li­fi­cation utilisée à l'en­contre du complo­tiste, à laquelle vient géné­ra­lement s'ajouter des menaces et des injures, est le signe que, sur le terrain de la méthode, le complo­tiste vient bousculer son adver­saire dans ses derniers retran­chements, lorsque celui‑ci est au bord de son propre gouffre intel­lectuel.

2. Avantage Psychologique

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E COMPLOTISTE n'a ni d'apriori ni de tabou. L'impen­sable est pour lui toujours pensable. Si le complo­tiste navigue ainsi volon­tiers, par méthode et par prudence, dans l'air du soupçon et ne prête sa confiance à quiconque, il traite tout le monde à la même enseigne, les puissants comme les faibles ; il les écoute avec le même degré d'atten­tion, sans chercher à plaire ou à déplaire à leurs suscep­ti­bi­lités respec­tives. Il veut comprendre et non pas justifier.

De son côté, l'anti-complo­tiste est enfermé dans le dogme de l'infail­li­bi­lité démo­cra­tique, ce qui lui interdit auto­ma­ti­quement tout un champ des possibles. Il est psycho­lo­gi­quement incapable d'ima­giner que nos diri­geants démo­crates puissent faire le mal inten­tion­nel­lement. C'est bien cet apriori qui, aux yeux des complo­tistes, rend les anti-complo­tistes aveugles à la compré­hension d'une part impor­tante de notre monde. Et pour le dire plus clai­rement, les anti-complo­tistes sont dans l'inca­pa­cité de comprendre la nature et les ressorts du pouvoir (nous y revien­drons). Ils ne voient pas que le pouvoir, onto­lo­gi­quement, est une physique de la contrainte et une méta­physique de la domi­nation.

L'anti-complotiste est tellement engoncé dans cette opinion, qui est pour lui une sorte d'article de foi, qu'il ne pourra jamais concevoir que nos diri­geants puissent, par exemple, en toute connais­sance de cause : (i) empêcher l'uti­li­sation d'un remède peu coûteux et efficace contre un virus, cousin de celui de la grippe, afin de favoriser une solution imagi­naire et hypo­thé­tique (le vaccin) lors d'une pandémie annoncée et voulue, pandémie qui n'est pas tant le résultat d'une incom­pé­tence géné­ra­lisée de nos commis en charge des affaires de l'État, que d'un chaos organisé par ces derniers comme un jeu de rôle mondia­liste plané­taire ; (ii) s'allier avec des mouvances terro­ristes isla­mistes pour faire tomber des régimes laïques en Lybie et en Syrie en ayant recours à des actes de terro­risme à grande échelle et en orga­nisant le massacre et le gazage de popu­lations entières tout en accusant le camp adverse d'en être respon­sable. De telles conclu­sions, iraient au‑delà de ses forces psycho­logiques et l'amè­neraient, sans doute, au bord de la crise de nerf et de l'hys­térie.

Ainsi, pour l'anti-complo­tiste, la démo­cratie occi­den­tale ne peut commettre de crime puisqu'elle ne peut avoir de mauvaises inten­tions : elle ne tue que par dommages colla­téraux, jamais volon­tai­rement. Par consé­quent, on ne peut lui imputer des crimes de masse, seulement des erreurs circons­tan­cielles et contex­tuelles qui ont eu de tragiques consé­quences humaines inat­tendues. La culpa­bi­lité de la démo­cratie occi­den­tale ne dépasse jamais celle de l'élève qui aurait pu mieux faire.

Les anti-complotistes ne voient et n'ad­mettent de complots que chez les terro­ristes musulmans ou les Russes, les Iraniens ou les Chinois, quand cela arrange leurs affaires et conforte leurs repré­sen­tations du monde binaire (« eux » contre « nous »). Là, en général, aucune preuve tangible n'est exigée, il suffit à l'accu­sation de désigner les coupables pour emporter la convic­tion de la foule confor­miste des bourgeois cultivés qui ne craignent rien tant que d'émettre des hypo­thèses et, encore plus, d'avancer des théories qui sorti­raient de la vulgate publiée régu­liè­rement dans les gazettes offi­cielles (Le Monde, The Guardian ou le New York Times).

3. Avantage Conceptuel

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E COMPLOTISTE offre des outils intel­lec­tuels pour appré­hender le monde. Il propose des termes (qu'il a ou non cons­truits lui‑même) pour désigner des événe­ments, des phéno­mènes diffi­ciles à cerner ou à concevoir : Mondia­lisme, Atlan­tisme, Empire, Oppo­sition Contrôlée, État Profond, Satanisme, Nouvel Ordre Mondial, Injonc­tions Para­do­xales, Dogme de l'Infail­li­bi­lité Démo­cra­tique, Crimes Média­tiques, Rhéto­rique de Disqua­li­fi­cation, sont autant de concepts outils permet­tant de sortir de l'hébé­tude dans laquelle le complexe médiatico-indus­triel progres­siste nous maintient, afin de mieux cerner et comprendre le monde dans lequel nous évoluons.

Le complotiste apprécie la clarté d'un concept là où l'anti-complo­tiste préfère la confusion, l'absence de sens et de signi­fi­cation, ou le sens inversé de l'absurde : non pas le mystère qui pourrait nous ouvrir la porte d'une trans­cen­dance porteuse d'espoir, mais le vide comme expli­cation univer­selle. L'anti-complo­tiste ne nous laisse qu'un champ de bataille séman­tique chaotique où le néant et l'ambi­guïté sont maîtres du réel et de nos neurones.

Empêcher la compré­hension du réel et l'émer­gence des concepts expli­catifs est sans doute l'un des objectifs du pouvoir pour demeurer « le pouvoir » et persé­vérer dans son être. Son crédo est de rester insai­sis­sable, « im-pensable » et impensé, pour n'être point combattu. Un tota­li­ta­risme dont on igno­re­rait l'oppres­sion ne susci­terait sans doute pas d'oppo­sition autre que contrôlée. C'est tout le génie de la démo­cratie repré­sen­tative, instru­ment privi­légié de l'oli­gar­chie occi­den­tale, que de nous empêcher d'établir clai­re­ment des liens de causalité entre des décisions humaines de quelques-uns et la longue chaîne des malheurs des peuples.

4. Avantage Moral

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E COMPLOTISTE a un avantage moral immense par rapport à l'anti-complo­tiste parce qu'il doit montrer plus de courage et affronter les diffi­ciles consé­quences sociales de ses propos. Tandis que l'anti-complo­tiste, en bon confor­miste adorateur de la normalité sociale, ne fait que relayer et répéter les paroles de l'évangile médiatico-politique qui lui est servi quoti­dien­nement, le complo­tiste sait qu'il aura contre lui les puissants et la masse des bourgeois cultivés qui peuplent les cercles mondains des multiples socia­lités auxquelles la vie nous invite tous à parti­ciper.

Le complotiste prend cons­tamment des risques dans sa vie profes­sion­nelle et privée pour simple­ment émettre des doutes et proposer des expli­cations alter­natives : on ne compte plus le nombre de complo­tistes débarqués de leur poste pour avoir avancé quelques hypo­thèses déran­geantes sur le 11 Septembre, l'impli­cation des démo­craties occi­den­tales dans le terro­risme islamique ou la respon­sa­bi­lité du CO2 dans le réchauf­fement clima­tique anthro­pique. Si le courage ne donne pas raison, il a une valeur intrin­sèque qui distingue nettement le complo­tiste du bourgeois cultivé confor­miste qui fait office d'adver­saire.

Le complotiste ose nommer le mal, il ose désigner les puissants et les puis­sances qui sont derrière ces mani­fes­tations humaines : il ne se contente pas, comme les profes­sion­nels de la révolte, d'atta­quer des abstrac­tions (par exemple, le capi­ta­lisme), il confronte des pouvoirs concrets (dont la somme des liens et des alliances fait et révèle le pouvoir dans toute sa puissance et ses nuisances) et nomme les respon­sables. Pour le 11 Septembre, il désignera volon­tiers le petit groupe de néocon­ser­vateurs comme respon­sables ou au moins complices des attentats ; il en fera le portrait détaillé en égrenant leur CV et leurs méfaits avérés. Concer­nant l'hys­térie sanitaire mondia­liste déclen­chée au printemps 2020, il n'hési­tera pas à pointer du doigt le rôle de Bill Gates et des diri­geants de l'OMS, de certaines firmes phar­ma­ceu­tiques (comme Gilead) ou de certains médias (comme BFMTV en France) dans le déclen­chement de cette expé­rience orwel­lienne à l'échelle mondiale.

L'anti-complotiste, lorsqu'il dénonce, est plutôt dans la délation puisqu'il désigne à la vindicte média­tique et judi­ciaire, à la censure et aux pour­suites pénales, les lanceurs d'alertes qui n'ont en général que leur plume pour se défendre. L'anti-complo­tiste utilise volon­tiers la menace et l'inti­mi­dation pour faire taire ceux qui s'aven­turent hors des sentiers battus et rebattus : la rhéto­rique de disqua­li­fi­cation et l'hys­térie émotion­nelle sont ses outils préférés.

Ainsi, tandis que le complo­tiste dénonce les puissants et se met volon­tai­rement dans leur ligne de mire, l'anti-complo­tiste établit des listes d'oppo­sants isolés à exécuter en place publique sans leur donner la parole. Il y a du Cyrano de Bergerac chez le complo­tiste : s'il n'a, bien évidem­ment, pas toujours raison, il avance empanaché d'indé­pen­dance et de franchise et reven­dique le droit de se tromper.

Les complotistes sont à la fois une dissi­dence et une résis­tance. Peut‑être même les seuls à s'opposer aux expé­riences orwel­liennes que nos démo­craties oligar­chiques nous imposent de temps à autres pour éprouver leur puissance : hystérie sanitaire, hystérie réchauf­fiste, hystérie anti‑Trump (qui n'est que le syndrome d'une hystérie contre les souve­rai­nistes et les partisans de la diversité des nations), etc. Comme nous le verrons en partie 2, l'anti-complo­tisme est une hystérie.

5. Avantage prédictif

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E QUI FRAPPE, quand on fait le bilan du complo­tisme sur les deux dernières décennies, c'est l'incro­yable capacité de celui‑ci à avoir raison, à prédire ce qui va advenir. En analysant avec sérieux et perti­nence le présent et le passé récent, le complo­tisme est capable de mieux appré­hender les grandes orien­tations qui se dessinent devant nous que tous les experts réunis en conclaves officiels.

Sur le 11 septembre, sur la guerre en Irak et en Syrie, sur le réchauf­fement clima­tique anthro­pique, sur le Russia­gate et l'affaire ukrai­nienne aux États-Unis, sur le Covid‑19 et sur tant d'autres sujets scien­ti­fiques ou géopo­li­tiques, le complo­tisme engrange les victoires les unes après les autres.

La démonstration de la force prédic­tive de la pensée complo­tiste a été parti­cu­liè­rement spec­ta­cu­laire lors de l'épisode de tota­li­ta­risme sanitaire et sécu­ri­taire que nous avons tous vécus au printemps 2020. Aux modèles prédic­tifs délirants (souvent infor­ma­tiques) invoqués par les comités « scien­ti­fiques » mis en place un peu partout en Occident lors de cette drôle de crise sanitaire qui prévo­yaient l'apo­ca­lypse tous les matins du monde, les complo­tistes ont opposé le bon sens, l'analyse carté­sienne, le raison­nement et le sang-froid, et ont ainsi pu iden­ti­fier rapi­dement des solutions efficaces pourtant décriées par tous les médias dominants tombés volon­tai­rement dans une hystérie destinée à faire perdre l'enten­dement collectif. Le complo­tiste est parvenu à s'ex­traire du bruit et de la fureur de l'actu­alité brouil­lonne et a eu raison sur toute la ligne : de l'analyse du problème à la propo­sition d'un remède. N'ayant d'apriori à l'égard de personne, le complo­tiste a écouté toutes les parties en présence et à pu saisir au vol le réel avant qu'il ne soit confisqué et défiguré par les tortion­naires de l'infor­mation qui lui ont substitué la peur comme seul vecteur de la repré­sen­tation du monde. Nous y revien­drons en détail dans la deuxième partie ou dans un article séparé.

Depuis le début du conflit en Syrie, seuls les complo­tistes savaient que le Président Bachar el‑Assad était soutenu par la grande majorité de son peuple et n'était pas au bord de la déroute, bien que tous les journaux ayant pignon sur rue en Occident annon­çaient à longueur de colonnes la fin imminente du « régime sangui­naire ». Concer­nant le Russia­gate et l'impli­cation du clan Obama dans l'espion­nage dont la campagne de Trump a fait l'objet en 2016 et 2017, seuls les complo­tistes ont compris qu'il s'agis­sait bien d'une tentative de désta­bi­li­sation d'un candidat (puis d'un Président) pas assez mondia­liste, de la part de l'État profond américain et qu'aucun élément probant ne permet­tait d'af­firmer qu'il était, de près ou de loin, un agent russe (tous les documents récemment déclas­si­fiés confir­ment cette analyse). Concer­nant le réchauf­fement clima­tique, nous détail­lerons dans un papier à venir, les nombreuses victoires épis­té­mo­lo­giques emportées de haute lutte contre (i) les prédic­tions arro­gantes et foireuses de « l'una­ni­mité » des scien­ti­fiques de la planète et (ii) l'intime convic­tion d'une opinion publique mondiale chauffée à blanc à l'en­contre d'une menace qui n'existe que dans les modèles infor­ma­tiques délirants des marchands de peur !

Le complotisme est la grande aventure humaine, intel­lec­tuelle et politique de notre siècle. Si nous voulons que l'homme perdure dans ses fonda­mentaux humains, loin des promesses trans-huma­nistes et tech­ni­cistes qu'on veut nous imposer sans débat, il est temps d'af­firmer ce que nous sommes : un humanisme.

« Le propre du prestige est d'empê­cher de voir les choses telles qu'elles sont et de paralyser tous nos jugements. Les foules toujours, les individus le plus souvent, ont besoin, sur tous les sujets, d'opi­nions toutes faites. Le succès de ces opinions est indé­pendant de la part de vérité ou d'erreur qu'elles contien­nent ; il dépend unique­ment de leur prestige. »

Psychologie des foules
Gustave Le Bon
1895

Guillaume de Rouville

Accès direct aux 3 sections d'étude

🔎 22 novembre 1963 : Assas­sinat du président américain John Fitz­gerald Kennedy
🔎 Années 60/70 : Programme spatial Apollo (à venir)
🔎 11 septembre 2001 : Attentats terro­ristes aux U.S.A. (à venir)

22 novembre 1963
Assassinat du président américain John Fitzgerald Kennedy

Cette section a été initia­lement mise en ligne le 22 novembre 2023, à l'occa­sion de l'anni­ver­saire des 60 ans (déjà !) de cet événement drama­tique.
Je tenais, à ma petite échelle de personne inconnue, à rendre hommage par ce biais à ce grand homme.

M

ON OPINION profonde est que JFK a été assassiné non pas par le tueur solitaire Lee Harvey Oswald, comme on a voulu nous le faire croire, mais par au moins 2 personnes (dont Oswald ne faisait peut‑être même pas partie) sous les ordres d'un groupe de gens aux intérêts divers dont certains décideurs étaient très bien placés dans l'entou­rage prési­dentiel : je pense notamment au vice-président Lyndon B. Johnson

Le contenu de cette section sera développé à l'avenir, mais voici déjà ci‑dessous quelques liens (chacun d'eux ouvert dans un nouvel onglet) vers des vidéos qui traitent de cet événement. Avec ces dernières, vous en saurez déjà beaucoup plus (à moins que vous ne les ayiez déjà vues !).

Tout d'abord, le film "JFK" d'Oliver Stone, avec Kevin Costner, qui se base sur l'enquête menée par le procureur Jim Garrison et son équipe.
Bande-annonce (en anglais sous‑titré en français)
Film (en français, version longue) dispo­nible en streaming et/ou en télé­char­gement

Je prévois d'ajouter d'autres liens vers des docu­men­taires en ligne à l'avenir…